Avantages et inconvénients
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Si la gamme de Zarlino a l'avantage de faire appel à des fractions remarquablement simples (au point qu'elle est souvent qualifiée de "gamme naturelle"), le dédoublement du "ton" complique sérieusement les calculs.
En effet, comme il n'y a aucune raison a priori d'utiliser l'un ou l'autre ton entre deux notes quelconques, on peut imaginer un grand nombre de combinaisons différentes, sans aucune justification pour en privilégier une par rapport aux autres.
De plus, même si l'on conserve strictement l'arrangement de la gamme décrite dans le tableau ci-dessus, la mise en oeuvre des transpositions successives (voir Dièses et bémols) fait apparaître des dédoublements de valeurs.
Le lecteur pourra ainsi vérifier simplement :
- qu'en Ré majeur, un mi "bis" apparaît : il suffit de multiplier la fréquence de ré (9/8) par 9/8 pour trouver 81/64, valeur différente de 5/4 ;
- qu'en La majeur, un ré "bis" apparaît, valant 10/9 au lieu de 9/8, et que do# et fa# prennent des valeurs différentes de celles trouvées en Sol majeur et Ré majeur ;
- qu'en Sib majeur, un sol "bis" apparaît, valant 40/27 au lieu de 3/2 ;
- qu'en Mib majeur, un do "bis" apparaît, valant 160/81 au lieu de 1 (ou 2) ;
- qu'en Lab majeur, un fa "bis" apparaît, valant 320/243 au lieu de 4/3.
De même, les calculs montrent que l'écart entre une note et la même note diésée (ou bémolisée) peut prendre deux valeurs distinctes selon les tonalités, à savoir 135/128 ou 40/27.
En conclusion, cette gamme est inexploitable pour le propos de cet exposé.
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