Les Etats-Unis et l'Europe
août 1914 - avril 1917


L'enchaînement des déclarations de guerre en Europe, du 28 juillet au 4 août 1914, bien que prévisible compte tenu des circonstances et du jeu des alliances, provoque aux États-Unis une grande surprise, partagée par l'ensemble des milieux, y compris politiques. Jusqu'au bout en effet, les Américains les mieux informés de la tournure des événements sur le Vieux Continent ont cru qu'aucun conflit n'éclaterait, et que leur pays ferait accepter une médiation par les antagonistes - c'était sans doute surestimer l'influence des États-Unis en Europe.

Quoiqu'il en soit, les dirigeants américains proclament tout de suite la neutralité des États-Unis, en août 1914. Or moins de trois ans plus tard, en avril 1917, les mêmes engagent le pays dans le conflit, aux côtés des Alliés (la France, l'Angleterre et, mais plus pour longtemps, la Russie). Quelles sont les raisons qui amènent les États-Unis à passer de l'une à l'autre des positions ?

Le plan adopté pour répondre à cette question sera le suivant :

La réaction américaine en août 1914 et les raisons de la neutralité

a. La réaction officielle
b. Les raisons de la neutralité
c. Les réactions de l'opinion publique

 

août 1914 - mai 1916 : des relations diplomatiques et commerciales complexes

a. Le blocus britannique
b. La question des emprunts
c. Le premier voyage de House
d. La tension des relations avec l'Allemagne

mai 1916 - avril 1917 : du refroidissement des relations américano-européennes à l'entrée en guerre des Etats-Unis

a. Le deuxième échec de House
b. Renforcement du blocus
c. Ultime tentative de paix du président Wilson
d. Entrée en guerre des Etats-Unis


La réaction américaine en août 1914 et les raisons de la neutralité

La neutralité officielle des Etats-Unis s'explique par des raisons politiques et démographiques, et traduit un sentiment largement répandu dans l'opinion publique.

a. La réaction officielle

Le 4 août 1914, le président Woodrow Wilson rappelle que les Etats-Unis sont un pays neutre ; ceci depuis une recommandation du premier président, George Washington. Et en 1823, le président Monroe avait, lui aussi, déclaré que les Etats-Unis n'interviendraient pas en Europe, laquelle ne devait pas intervenir non plus aux Etats-Unis.

Le 19 août 1914, Wilson prononce devant le Sénat un autre discours, dans lequel il appelle le peuple américain à garder une attitude de neutralité aussi bien en paroles qu'en actes, voire même en pensées. Il y va de la survie de l'Etat, car, ainsi qu'il le dit lui-même, le peuple des Etats-Unis est issu de nombreuses nations, parmi lesquelles des nations belligérantes. Mais ce n'est pas la seule raison de la neutralité.

b. Les raisons de la neutralité

Sur 95 millions d'Américains, 13,5 sont nés à l'étranger, et 13 de parents étrangers. C'est dire si l'unité nationale est mal assurée. De plus, la plus grande partie des Américains sont issus des pays européens. Si beaucoup se sont " désintéressés " du Vieux Continent pour diverses raisons (celles-là mêmes qui les ont poussés à le quitter), aucun n'a réellement envie de se retourner contre sa mère-patrie. Si la majorité vient de Grande-Bretagne ou sont sentimentalement plus proches de la France, de nombreuses minorités (Irlandais, Germaniques...) ont plus d'un grief vis-à-vis de ces deux pays.

De sorte que si les dirigeants laissent ces sentiments s'exacerber, les Etats-Unis pourraient en arriver à une situation de violence qu'ils ne contrôleraient sans doute plus.

Pour les raisons évoquées plus haut, l'isolationnisme est une tradition bien ancrée chez ces émigrants, qui n'ont pas quitté l'Europe pour s'en préoccuper outre-mesure ; l'océan les sépare de ces problèmes qu'ils considèrent avec d'autant plus d'indifférence qu'ils se sont enfoncés vers l'ouest américain. Plus on s'éloigne de la Nouvelle-Angleterre et moins les opinions sont tranchées.

Enfin, il ne faut pas omettre l'importance du sentiment pacifiste chez les Américains. Les Etats-Unis n'ont pratiquement pas d'armée (la carrière militaire est déconsidérée, le service militaire n'est pas obligatoire), avec 1 soldat pour 516 habitants en 1917 (à titre de comparaison : en France, en 1913 : 1 soldat pour 53 habitants), et leur flotte, considèrent-ils, ne doit que les protéger (et non pas attaquer). Ainsi, ils n'ont pas la possibilité logistique de mener une guerre ; du reste, les Américains n'en ont aucune envie. - Ne serait-ce, d'ailleurs, que parce que les Etats-Unis n'ont aucun intérêt direct en jeu.

c. Les réactions de l'opinion publique

La toute première est un profond sentiment d'horreur, de dégoût, voire de honte pour la civilisation. Les Américains considéraient que l'homme évolué avait éliminé la barbarie de la guerre, et que le conflit armé n'était plus l'apanage que de quelques pays attardés - en tous cas, pas de l'Europe. La responsabilité des hostilités est, pensent-ils, partagée par tous les antagonistes, et aucun grand principe idéologique ne peut justifier leurs décisions.

L'horreur fait rapidement place à la recherche des coupables ; et, très vite, l'Allemagne est montrée du doigt. Dans le New York World, Cobb écrit : " Volontairement et délibérément, le Kaiser a plongé son épée dans le cœur de la civilisation. " Ceci dit, il convient de souligner, à propos de la presse, que celle-ci, d'une manière générale, se montre relativement impartiale.

Et, de manière officieuse, de nombreuses manifestations spontanées de sympathie trahissent une nette préfrence pour les Alliés : lettres de soutien envoyées à l'ambassade de France, voire offres d'engagements volontaires dans la Légion Étrangère, dons... A toutes ces réactions vient s'ajouter, bien souvent, un sentiment de " joie " de ne pas y être mêlé ; et personne, en 1914, aux États-Unis, n'envisage l'entrée en guerre du pays.

août 1914 - mai 1916 : des relations diplomatiques et commerciales complexes

Durant cette première période se mettent en place de nouveaux rapports entre l'Europe en guerre et les États-Unis, qui " improvisent " dans une situation ambiguë de neutralité face à un conflit qui se révèle plus long et plus dur que prévu.

a. Le blocus britannique

Grâce à son insularité, la Grande-Bretagne s'est assurée, au fil des siècles, la maîtrise absolue des mers. C'est pourquoi, pour asphyxier l'Allemagne, elle décrète le blocus de celle-ci, passant outre la Déclaration de Londres. Ce texte, signé en 1907, établissait les principes de droit maritime en temps de guerre. L'Angleterre dresse le 20 août 1914 une liste de marchandises " de contrebande de guerre ", armes et munitions, naturellement, mais également denrées alimentaires, ou même matières premières, dont le cuivre, qui représente la part la plus importante des exportations américaines.

Les États-Unis s'empressent donc de faire savoir leur plus vif mécontentement. D'autant plus vif, d'ailleurs, que début novembre, la Grande-Bretagne déclare zone de guerre la mer du Nord, et la mine. À deux reprises, le 28 décembre 1914 et le 3 avril 1915, ils expriment leurs protestations ; mais ils ne prennent aucune mesure de représailles. C'est que le commerce américain n'a pas été réellement empêché par ce blocus. De fait, les contraintes imposées par l'état de blocus trouvent une large contrepartie dans les achats des neutres ou des Alliés.

b. La question des emprunts

En effet, la guerre en Europe est, du point de vue économique, une aubaine pour les États-Unis. En août 1914, par exemple, l'industrie de l'acier, ou les mines de cuivre, n'ont travaillé qu'à 50 % de leurs capacités, et le mouvement commercial américain a baissé de 85,5 milliards de dollars par rapport à août 1913. On comprend alors l'intérêt, que représentent, pour les Américains, les besoins que le conflit engendrera en Europe.

Lorsqu'éclatent les hostilités, les Alliés peuvent encore payer leurs achats. Mais leurs réserves ne couvriront pas toute la guerre qui s'annonce longue. La France, dès le 3 août 1914, sollicite un emprunt auprès de Morgan. Le 15, une note du Secrétaire d'Etat Bryan rappelle que les prêts consentis à une nation belligérante seraient " incompatibles avec un véritable esprit de neutralité ". Mais peut-on se priver d'une telle opportunité commerciale parce que les clients ne peuvent plus payer ? Fin octobre, une note officieuse autorise les crédits bancaires pour régler les achats commerciaux des Alliés. Officiellement les apparences sont sauves : il ne s'agit pas de financer la guerre, mais de faciliter un commerce tout ce qu'il y a de plus légitime ; cette mesure n'est d'ailleurs pas dictée par des sentiments pro-alliés, mais seulement par le souci de faire progresser l'économie.

Dès lors, les emprunts bientôt officiellement tolérés se succèdent, et les chiffres montrent bien quelles entorses sont faites à la neutralité sur le plan financier :

- prêts aux forces Alliées : 2 300 millions de dollars
- prêts aux Empires centraux : 27 millions de dollars

Et le Federal Reserve Board met rapidement en place un système d'organisation générale du crédit, facilitant les prêts. Ceux-ci permettent une hausse conséquente de la valeur du commerce des Etats-Unis. De 824 millions de dollars en 1914, elle passe, par exemple, à 3 214 millions de dollars en 1916 avec les Alliés ; mais, avec l'Allemagne, elle baisse beaucoup ; ce qui traduit une conception bien particulière de la neutralité...

c. Le premier voyage de House

Sur le plan diplomatique, les Etats-Unis sont pourtant toujours un pays neutre. Ils seraient même, à en croire Wilson, la " nation médiatrice du monde ". Le président croit beaucoup à une mission pacificatrice de son pays.

En janvier 1915, il accepte que son conseiller le plus influent, le colonel House (politicien texan, ami personnel du président), se rende en Europe pour proposer une négociation sur la base de la liberté des mers (thème cher aux Américains : c'est le deuxième des " 14 points " de Wilson), contre la fin de la guerre sous-marine allemande et réparation à la Belgique : c'est la violation de sa neutralité qui avait provoqué l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne, et Wilson croit que l'acceptation de l'Angleterre entraînera celle des autres Alliés.

Mais ce voyage est un échec car l'Angleterre refuse de mettre fin à sa maîtrise des mers, et de négocier sans la France et la Russie ; or la France ne veut pas négocier, ne sentant pas les Alliés en position de force pour - et elle tient plus à la restitution de l'Alsace-Lorraine qu'à une réparation à la Belgique ; et l'Allemagne n'accepte aucune concession - par ailleurs, elle s'oppose à ce que les États-Unis interviennent.

En fait, House sent que les gouvernements ont adopté des positions " jusqu'au-boutistes ", mais que des deux côtés, (notamment grâce aux opinions publiques plus favorables à la paix), une négociation n'est pas complètement impossible.

d. La tension des relations avec l'Allemagne

L'Allemagne, dès février 1915, réagit aux mesures économiques anglaises. Le 4, en effet, elle déclare zone de guerre tout le pourtour des îles britanniques et annonce que ses sous-marins couleront sans avertissement tout navire ennemi y circulant. Mais peu de commandants allemands vérifient, avant de tirer, le pavillon de leur proie. Ce qui conduit à des méprises tragiques, comme le torpillage du Lusitania, qui le 7 mai 1915 entraîne la disparition de plus d'un millier de civils, parmi lesquels des Américains.

Cet incident provoque une grave tension diplomatique avec l'Allemagne. House pense que la guerre est inévitable ; Bryan y est fermement opposé, et Wilson voudrait l'éviter. Plusieurs notes sont échangées avec le gouvernement allemand. C'est à cette occasion que Bryan, jugeant son président trop favorable aux Alliés, démissionne le 8 juin 1915. Il est remplacé par Lansing, jusque là conseiller au Département d'État.

Un calme relatif revient lorsque le 1er septembre, l'Allemagne, quoiqu'officieusement, et sans rien désavouer, s'engage à ne plus torpiller sans avertissement ni sans assurer la sécurité des non-combattants.

mai 1916 - avril 1917 : du refroidissement des relations américano-européennes à l'entrée en guerre des Etats-Unis

La détérioration des relations avec l'Allemagne marque le début d'une période où Wilson, qui cherche à se faire réélire, doit se montrer beaucoup plus ferme avec les belligérants pour mieux marquer la neutralité des Etats-Unis, grâce à laquelle il a maintenu le pays hors de la guerre (" He kept us out of war " sera le slogan populaire de la campagne). C'est pourtant à l'issue de cette période qu'il l'engagera dans le conflit.

a. Le deuxième échec de House

Il est nécessaire de revenir au début de l'année 1916, pour mieux comprendre les sentiments de Wilson en mai.

Malgré l'échec de son premier voyage, House n'a pas perdu complètement espoir de trouver une solution. Aussi, à la fin de l'année 1915, propose-t-il de repartir en Europe. Il envisage d'imposer une médiation entre les antagonistes, si besoin par la force, en se retournant contre celui des deux camps qui rejetterait son offre. Cela dit, Wilson lui-même, s'il désire vivement voir acceptée la médiation en vue du désarmement et de la création d'une société des nations, n'envisage pas le recours à la force. Par ailleurs, le président comme son conseiller sous-estiment totalement l'importance des questions territoriales dans les conditions de paix.

House débarque à Londres le 5 janvier 1916 ; il se rend ensuite à Berlin, puis à Paris. Là, le conseiller, allant à l'encontre des pensées de Wilson, parle clairement d'une quasi-certaine entrée en guerre des États-Unis, aux côtés des Alliés, dans le cas où ils essuieraient des revers, et si un incident parvenait à rallier l'opinion publique. House retourne ensuite en Grande-Bretagne, où Grey rédige un mémorandum qui reprend les promesses du colonel. Celui-ci le soumet le 6 mars au président.

Wilson envoie à Grey un télégramme approuvant ce texte, et proposant la tenue d'une conférence de la paix. Si celle-ci devait échouer à cause des exigences allemandes, les États-Unis s'en retireraient et entreraient probablement en guerre avec les Alliés. Il n'a plus qu'à attendre la réaction des Alliés. Mais ils ne répondent pas à ses espérances. Déçu par cet échec, et devant l'échéance électorale, Wilson décide en mai de devenir plus ferme avec les Alliés. Il ne faudrait pas que sa " faiblesse " soit récupérée par son rival républicain.

b. Renforcement du blocus

Or non seulement le bloc allié n'a aucunement l'intention d'accepter la proposition du président Wilson, mais la Grande-Bretagne décide encore de renforcer son blocus. En juillet 1916, elle publie une " liste noire " de 85 firmes américaines (et 350 firmes latino-américaines) soupçonnées de commercer avec l'ennemi, et avec lesquelles elle interdit purement et simplement le commerce.

Le Sénat vote alors une loi qui permet au président de prendre des mesures de représailles vis-à-vis des Alliés. Le président, quoique s'avouant en privé " à bout de patience ", ne l'utilise pas car les intérêts économiques en jeu sont trop importants. Mais le 28 novembre, le Federal Reserve Board repasse à l'ancien système de prêt, mettant les Alliés dans une position beaucoup plus difficile, puisqu'il leur faut trouver péniblement de nouvelles garanties " réelles " et envoyer des convois d'or en plein Atlantique.

c. Ultime tentative de paix du président Wilson

Réélu de justesse pour avoir maintenu le pays hors de la guerre, Wilson, à la fin de l'année 1916, continue de penser, malgré tout, que la paix est toujours possible en Europe et qu'il est en mesure de proposer, une fois encore, sa médiation.

Mais, le 12 décembre, l'Allemagne, qui se croit en position de force, après sa victoire à Bucarest, le devance et propose l'engagement de pourparlers. Wilson hésite à envoyer en Europe une note indiquant qu'il est prêt à assurer une médiation, sachant qu'on pourrait le croire de mêche avec l'Allemagne, mais le fait le 18 décembre. Les doutes des Alliés sur ses sentiments sont levés lorsque l'Allemagne s'oppose à une médiation américaine et reste extrêmement vague sur ses buts de guerre. Ils se disent alors favorables à la proposition de Wilson (12 janvier 1917) et donnent leurs buts de guerre (évacuation des territoires occupés, restitution de l'Alsace-Lorraine à la France, création d'une société des nations...). Inutile de dire, cependant, que sans l'Allemagne aucune conférence de paix ne peut avoir lieu.

Le 22 janvier, devant le Sénat, le président Wilson expose sa conception d'une " paix sans victoire ", sur la base de trois grands principes : désarmement, liberté des mers, et droit des peuples à se gouverner comme ils l'entendent, qui serait garantie par une société des nations.

d. Entrée en guerre des Etats-Unis

Mais il ignore encore que l'Allemagne, désireuse d'entraver l'approvisionnement de la Grande-Bretagne et de la France, vient de décider de reprendre la guerre sous-marine à outrance ; nous savons que celle-ci s'était interrompue en 1915. Mais le Kaiser Guillaume II pense pouvoir priver les Alliés de 600 000 tonnes de produits en deux mois et relance ses sous-marins.

Le 1er février 1917, Wilson rompt les relations diplomatiques avec l'Allemagne, espérant que cela suffira pour la faire renoncer à ses projets. Il n'en est rien ; et certains armateurs américains, inquiets, interrompent le trafic dans les zones devenues dangereuses, avec les conséquences que cela implique : paralysie des exportations, encombrement des ports... Le 12 mars, les navires marchands reçoivent l'autorisation de se munir de canons.

Mais le 19 mars, l'inévitable se produit : les Allemands coulent le Viligentia. Le 20, Wilson est résolu à l'intervention armée contre l'Allemagne. Et, le 2 avril 1917, il demande au Sénat de voter la déclaration de guerre.

Il n'aura donc pas fallu trois ans aux États-Unis pour passer de la neutralité à l'engagement. La difficulté, voire l'impossibilité, des États-Unis, à rester tout à fait neutres dans un conflit mondial prouve bien la puissance et l'importance qu'ils avaient déjà commencé à acquérir avant la guerre, puisque la preuve est ainsi faite que le reste du monde ne peut vraiment se passer d'eux, et qu'ils y trouvent largement leur compte.

En tout état de cause, le mois d'avril 1917 peut sans doute être considéré comme un tournant majeur de l'Histoire des États-Unis, et même de la planète, car pour la première fois, ils interviennent dans un conflit à l'échelle mondiale. Ils vont y jouer un rôle déterminant, international, dont ils ne pourront plus se défaire dans la suite du XXème siècle, malgré une tentative de repli dans l'après-guerre. Leurs intérêts sont désormais mondiaux, et l'on peut dire que c'est la guerre qui les a fait passer, officiellement et définitivement, du stade " d'ex-colonie " à celui de " puissance internationale ".

Bibliographie :

NOUAILHAT (Yves-Henri). La France et les États-Unis, août 1914 - avril 1917, Publications de la Sorbonne, 1979.

NOUAILHAT (Yves-Henri). L'Amérique, puissance mondiale 1879-1929, Presses Universitaires de Nancy, 1987.

DUROSELLE (Jean-Baptiste). De Wilson à Roosevelt, la politique extérieure des États-Unis, Armand Colin, 1960.

RENOUVIN. Les crises du XXème siècle, de 1914 à 1929, coll. Histoire des relations internationales, 1957

Sommaire du site
Marie-Hélène Wronecki, novembre 1999.